MÂTS,
2 grandes sculptures, dans l’accueil Candélabre, dans l’angle première salle : Minuit au Soleil

Ces sculptures monumentales sont constituées uniquement d’objets récupérés à Louviers et de motifs du Manoir. Tout comme les mâts totémiques elles sont l’emblème d’une famille, ici des personnes ayant visité, vécu, travaillé au Manoir. Elles s’élèvent et s’illuminent rendant ainsi somptueux des matériaux auparavant abandonnés. Leurs tailles leur procurent un aspect protecteur, leurs voiles pourraient leur permettre d’avancer. Le cercle est aussi un élément récurrent. Détourné du vitrail ou de panneau de circulation, il devient un motif et symbole.

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Douces Bigarreries,

Exposition collective, au Musée de Louviers,

Février 2020.

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LES JOYAUX DE BIGARDS,

Série de 12 assemblages

Le Joyaux de Bigards sont un recensement d’objets, disposés au sol, que je considàre comme des trésors trouvés à Louviers et appartenant au Manoir de Bigards. Abandonnés ou oubliés dans ce dernier depuis des temps inconnus, j’ai effectué un travail proche de la fouille archéologique pour les découvrir puis les restaurer, les assembler afin d’en proposer un inventaire au public. Certains sont aussi des copies en céramique d’ornements présents dans le manoir.

Ces Regalias auparavant insoupçonnés sont donc pour la première fois révélés. Ils questionnent l’histoire du manoir, les personnes qui l’ont habité et mettent en avant la beauté de formes et d’ornements en voix de perdition.

HUILES SUR ENROULEURS,

Série de 5 photographies sur Roll-up.
De gauche à droite: Descendant l’escalier, Chambre de bonne, Le Cauchemar, Library, Étendoir.

La photographie me permet de révéler une observation faite d’un espace et de la rendre perceptible en m’incluant dans l’image. Je pense mes images comme des tableaux dans leurs mises en scènes, leurs décors et leurs couleurs.

À la manière de la peinture préraphaélite je souhaite que le fond ait autant d’importance que le sujet dans son traitement du détail car c’est lui qui révèle la scène. Ainsi d’un regard myope, comme le mien, nous pouvons observer au millimètre près, les détails, les ornements et les déchirures du décor. La figure féminine, elle aussi très présente chez Millais, Waterhouse ou Rossetti est à la fois onirique, fantomatique et fortement observatrice dans sa frontalité.

Ces oeuvres se lisent et évoquent des références variées. Ainsi se déchiffre par exemple une interprétation du Cauchemar du Füssli ou une figure du collectif The Residents.

Enfin, ces photographies deviennent sculptures et sont intégrées dans notre réalité en étant présentées sur des enrouleurs publicitaires, dits “ roll-up ”, de la même manière que notre société dévoile et promeut des images au public

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