Texte pour l'exposition «Douces Bigarreries», de Michel Natier, directeur du Musée de Louviers, février 2020

" L’atelier choisi par Lou Parisot pour sa résidence se situe au sein d’un ancien manoir, le Manoir de Bigards, situé au cœur de la ville et qui tombe doucement à l’abandon en attendant un repreneur éventuel.  Là manque un élément du décor, ici est blottie une figure insolite, là trône une Vierge ou un Saint pourfendant le Démon… et puis il y a tous ces livres délaissés, ces objets insolites, échoués du quotidien, sans vie. L’artiste s’en nourrit, en constitue sa palette, elle glane, récupère, scrute l’environnement, en décèle les failles et les richesses. Elle révèle les choses cachées et les blessures qui sont comme autant de petits lapsus qui s’échappent des murs pour donner du sens à cette demeure. De cette accumulation d’informations, d’objets oubliés que le hasard a placé au travers de son chemin, elle réinvente la possibilité d’une histoire. Elle puise dans ce gisement comme d’autres récupèrent les bois flottés gisant sur la laisse de mer pour parler de naufrages et de tempêtes.  A partir de ces objets abandonnés qu’elle recycle, elle modélise le passé imaginaire du lieu. Il s’invente ainsi un nouvel univers qui fait œuvre."

«Concorde» et «Tuileries», de Véronique Baud, Paris-Normandie, octobre 2019

« Les Chimères de Lou Parisot », Maryse Bunel, Relikto, septembre 2019

À propos de l'exposition « Tuileries », de Jocelyn Moisson, août 2019

900 secondes, emission de Radio Pulsar, avec Agathe Gallot, mai 2019

Texte de Véronique Larsen, pour Amis du Palais de Tokyo, septembre 2019